01/05/2012
Premier mai !

Le muguet du premier mai !


Carillonnez ! car voici Mai !
Sous une averse de lumière,
Les arbres chantent au verger,
Et les graines du potager
Sortent en riant de la terre.



Cloches naïves du muguet,
Carillonnez ! car voici Mai !
Les yeux brillants, l'âme légère,
Les fillettes s'en vont au bois
Rejoindre les fées qui, déjà,
Dansent en rond sur la bruyère.

Carillonnez ! car voici Mai !
Cloches naïves du muguet !

Maurice CARÊME (1899-1978)



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30/04/2012
Le chat et la souris

Patricia Kaas

Crut fléchir un vieux Chat implorant sa clémence,
Et payant de raisons le Raminagrobis :
Laissez-moi vivre : une Souris
De ma taille et de ma dépense
Est-elle à charge en ce logis?

Affamerais-je, à votre avis,
L'Hôte, l'Hôtesse, et tout leur monde ?
D'un grain de blé je me nourris ;
Une noix me rend toute ronde.

A présent je suis maigre ; attendez quelque temps
Réservez ce repas à Messieurs vos Enfants.

Ainsi parlait au Chat la souris attrapée.
L'autre lui dit : Tu t'es trompée :
Est-ce à moi que l'on tient de semblables discours ?

Tu gagnerais autant à parler à des sourds.

Chat et vieux pardonner ? cela n'arrive guère.
Selon ces lois descends là-bas,
Meurs, et va-t-en tout de ce pas,
Haranguer les sœurs Filandières :
Mes Enfants trouveront assez d'autres repas."

Il tint parole ; et, pour ma fable,

Voici le sens moral qui peut y convenir :
La jeunesse se flatte, et croit tout obtenir ;

La vieillesse est impitoyable.
Fable, Jean de La Fontaine,
Le vieux chat et la jeune souris, Livre XII, fable 5


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29/04/2012
Les papillons sont des poèmes

Bénabar

ils se posent dans un coin de notre coeur ou de notre tête.
Ils viennent découvrir nos jardins secrets
et surgissent soudainement pour soulager un chagrin.
Ils virevoltent avec douceur et dessinent nos bonheurs ou nos tristesses.
Mais pour exprimer les sentiments blottis tout au fond de notre propre raison,
laissons s'envoler les petits papillons pour crier au monde entier
nos joies, nos émotions, nos peines et nos tourments !

Papillon (poème internet)
Vous qui partez
Pour toujours,


laissez votre empreinte
Comme herbe
De mots semés


Elle fera mon bonheur
Lorsque brume la Lune
Le visage de l'aimé


Maintenant,
Mon coeur est ailleurs
Dans le vent du matin


Papillon bleu
De vos ailles légères
Vous caressez ma main


Que serais-je sans vous
Car les fleurs ont passé
Au chagrin du crépuscule


Ce lendemain est là
La rosée qu'il essuie
Sur mes joues clairsemées




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23/04/2012
L'oiseau bleu


Marie Myriam


Michel Fugain

Sous les fleurs d'églantier nouvellement écloses,
Près d'un nid embaumé dans le parfum des roses,

Quand la forêt dormait immobile et sans bruit,
Le rossignol avait chanté toute la nuit.

Quand les bois s'éclairaient au réveil de l'aurore,
Le fortuné chanteur vocalisait encore.

Sous les grands hêtres verts qui lui filtraient le jour,
La reine de son cœur veillait au nid d'amour.

Dans le berceau de mousse il revint d'un coup d'aile,
Impatient alors de se rapprocher d'elle.

Puis le maître divin dormit profondément...
Mais parfois il chantait dans son rêve en dormant.

« Les yeux fermés, il pense encore à moi, » dit-elle,
Heureuse d'être aimée, heureuse d'être belle.
André Lemoyne.

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12/04/2012
La lumière

Jenifer
Partager son bonheur
Comme souffle la brise
Souffle tout en douceur

Marcher sur l'autre rive
Pour vaincre ses peurs
Et enfin pouvoir rire
Et ouvrir son cœur

Regarder le soleil avec les yeux ouverts
C'est une chose pourtant si facile à faire
Voir la vie enfin remplie de lumière
Et penser à tout ce qu'on peut faire...

Il y a tant de gens
Convaincus d'être seuls
Mais le grand Océan
"L'amitié" les recueillent...

Des souvenirs enfouis
Au plus profond d'eux
Se mettent à surgir
Et puis ça va mieux....

Regarder le soleil avec les yeux ouverts
C'est une chose pourtant si facile à faire
Voir la vie enfin remplie de lumière
Et penser à tout ce qu'on peut faire...

Avoir tout partagé
Avec les gens qu'on aime
Ça nous rend plus gai
Avec un air Bohème...

Cette douce nostalgie
Il faut la préserver
Profiter de la vie
Et des êtres aimés...

Regarder le soleil avec les yeux ouverts
C'est une chose pourtant si facile à faire
Voir la vie enfin remplie de lumière
Et penser à tout ce qu'on peut faire...

(Texte Internet)



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12/03/2012
le printemps
Pour elle, reprise du travail ce lundi !

Hugues Aufray
Pour moi, retour, et je partage avec vous mon attente du printemps !


Dès que le printemps arrive..

Je suis si émue...et contente...

Le printemps fait apparaître de jolies fleurs,
Le printemps transforme les paysages qui deviennent au fil des jours de plus en plus beaux.

le printemps réveille la nature, et de nouveau le soleil brille...
Le printemps nous donne de beaux lilas.

Le printemps fait sortir les animaux de leur cachette pour qu'ils soient heureux...

Le printemps fait apparaître l'amour...

Il nous laisse apparaître le bonheur..


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17/02/2012
Au nom de la rose !

A Cassandre
Mignonne, allons voir si la rose
Qui ce matin avait déclose
Sa robe de pourpre au Soleil,
A point perdu cette vêprée
Les plis de sa robe pourprée,
Et son teint au vôtre pareil.

Las ! voyez comme en peu d’espace,
Mignonne, elle a dessus la place,
Las ! las ! ses beautés laissées choir!
Ô vraiment marâtre Nature,
Puisqu’une telle fleur ne dure,
Que du matin jusqu’au soir !

Donc, si vous me croyez mignonne,
Tandis que votre âge fleuronne
En sa plus verte nouveauté,
Cueillez, cueillez votre jeunesse :
Comme à cette fleure la vieillesse
Fera ternir votre beauté.

Sonnets pour Hélène, 1587
Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,
Assise auprès du feu, dévidant et filant,
Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :
« Ronsard me célébrait du temps que j’étais belle ! »
Lors, vous n’aurez servante oyant telle nouvelle,
Déjà sous le labeur à demi sommeillant,
Qui au bruit de Ronsard ne s’aille réveillant,
Bénissant votre nom de louange immortelle.
Je serais sous la terre, et, fantôme sans os,
Par les ombres myrteux* je prendrai mon repos ;
Vous serez au foyer une vieille accroupie,
Regrettant mon amour et votre fier dédain.
Vivez, si m’en croyez, n’attendez à demain :
Cueillez dès aujourd’hui les roses de la vie.
*« Ombres myrteux » : dans les enfers, lieu où l’on accueille les couples amoureux.
Pierre de Ronsard

Moos - Au nom de la rose


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11/02/2012
Le miroir des femmes.

Femme libérée
Se regarde et se voit en cendrillon...

Se regarde, et se voit en amazone...

Se regarde et se voit femme, amante, mère...

Se regarde et se voit déjà trop grosse ou trop mince, trop petite ou trop grande...
mais...n'a pas le temps...

Se regarde et se dit : C'est moi.......alors souriant, elle va ou bon lui semble...

Se regarde et voit l'expérience, l'habileté, alors elle rit et sort encore profiter de la vie...

Se regarde et se rappelle que bien des gens ne peuvent même plus conquérir le monde...

Ne se regardant même plus dans le miroir, elle met son p'tit chapeau !
et sort juste pour le plaisir de voir le monde...et vivre...


La beauté d'une Femme n'est pas dans le joli minois qu'elle affiche,
ni dans ses vêtements, ni dans la façon dont elle se coiffe...
La beauté d'une Femme se voit dans ses yeux parce qu'ils sont les portes de son Cœur,
là où réside l'Amour...

La vraie beauté d'une Femme est réfléchie par son Âme...
dans l'Amour qu'elle donne et celui qu'elle reçoit...
car les années passées n'ont fait que l'embellir !




(images internet)
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10/02/2012
Le Petit Prince

J'ai mis en ligne un extrait du conte du Petit Prince, une oeuvre magnifique, intemporelle, intelligente de St-Exupéry.
Je vous souhaite une bonne écoute ainsi qu'un bon moment magique en visionnant cette vidéo qui vous remémorera cette histoire.
Voix de Sami Frey.
(l'intégrale : http://www.youtube.com/watch?v=FOFWrtdvnKI&feature=related)
[…]
Le petit prince traversa le désert et ne rencontra qu'une fleur.
Une fleur à trois pétales, une fleur de rien du tout...
- Bonjour, dit le prince.
- Bonjour, dit la fleur.
- Où sont les hommes ? demanda poliment le petit prince.
La fleur, un jour, avait vu passer une caravane:
- Les hommes ? Il en existe, je crois, six ou sept. Je les ai aperçus il y a des années. Mais on ne sait jamais où les trouver. Le vent les promène. Ils manquent de racines, ça les gêne...

puis....
[…]
- Bonjour, dit le renard.
- Bonjour, répondit poliment le petit prince, qui se tourna mais ne vit rien.
- Je suis là, dit la voix, sous le pommier.
- Qui es-tu? dit le petit prince. Tu es bien joli...
- Je suis un renard, dit le renard.
- Viens jouer avec moi, lui proposa le petit prince. Je suis tellement triste...
- Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé
- Ah! Pardon, fit le petit prince.
Mais après réflexion, il ajouta :
- Qu'est-ce que signifie "apprivoiser"?
[…]
- On ne connaît que les choses que l'on apprivoise, dit le renard. Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Il achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis. Si tu veux un ami, apprivoise-moi!

- Ma vie est monotone. Je chasse les poules, les hommes me chassent. Toutes les poules se ressemblent, et tous les hommes se ressemblent. Je m'ennuie donc un peu. Mais, si tu m'apprivoises, ma vie sera comme ensoleillée. Je connaîtrai un bruit de pas qui sera différent de tous les autres. Les autres pas me font rentrer sous terre. Le tien m'appellera hors du terrier, comme une musique. Et puis regarde! Tu vois, là-bas, les champs de blé ? Je ne mange pas de pain. Le blé pour moi est inutile. Les champs de blé ne me rappellent rien. Et ça, c'est triste ! Mais tu as des cheveux couleur d'or. Alors ce sera merveilleux quand tu m'auras apprivoisé ! Le blé, qui est doré, me fera souvenir de toi. Et j'aimerai le bruit du vent dans le blé... S'il te plaît... apprivoise-moi !
- Il faut être très patient, répondit le renard. Tu t'assoiras d'abord un peu loin de moi, comme ça, dans l'herbe. Je te regarderai du coin de l'oeil et tu ne diras rien. Le langage est source de malentendus. Mais, chaque jour, tu pourras t'asseoir un peu plus près...
Ainsi le petit prince apprivoisa le renard. Et quand l'heure du départ fut proche :
- Ah! dit le renard... je pleurerai.
- C'est ta faute, dit le petit prince, je ne te souhaitais point de mal, mais tu as voulu que je t'apprivoise...
- Bien sûr, dit le renard.
- Mais tu vas pleurer! dit le petit prince.
- Bien sûr, dit le renard.
- Alors tu n'y gagnes rien!
- J'y gagne, dit le renard, à cause de la couleur du blé.
Puis il ajouta :
- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.
Le petit prince s'en fut revoir les roses.
[…]
Et il revint vers le renard :
- Adieu, dit-il...
- Adieu, dit le renard.

Réflexion : Le Petit Prince a débarqué sur la Terre, et c’est toujours la solitude qu’il y a rencontrée. Il y a retrouvé en grand nombre les mêmes personnages que sur les autres planètes, mais aussi un serpent ne s’exprimant qu’en énigmes, un désert fleuri de roses et l’écho. Puis un petit renard lui est apparu, un animal qui voulait être apprivoisé par le Petit Prince !
En écoutant le renard, le Petit Prince comprit qu’il est essentiel avant tout d’apprivoiser les êtres, de s’en faire des amis, et que le monde s’ordonne autour de l’être devenu unique par l’amour qu’on lui porte. Les animaux auraient-ils quelque chose à enseigner aux hommes ? Lorsque le Petit Prince et le renard, devenus amis, vont se séparer, le renard donne un conseil simple au Petit Prince : « On ne voit bien qu’avec le cœur ; l’essentiel est invisible pour les yeux ». Il apprend aussi que l’on « est responsable de ce que l’on a apprivoisé ». Dans un monde globalisé et sophistiqué l’essentiel est dans un retour à la simplicité.

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03/02/2012
Pour rêver !




Françoise Hardy - Tant de belles choses

(ficher non automatique.
mais ne pas cliquer trop vite sur les photos pour apprécier le mouvement de chacune d'elle)
Le vent du soir qui coule dans mes doigts ;
L'oiseau bleu s'envole et voile sa voix,
Les lys royaux s'effeuillent dans mon âme ;
Au clavecin s'alanguissent les gammes,
Le soleil est triste et les cœurs sont froids ;
Le vent est doux comme une main de femme,
Le vent du soir qui coule dans mes doigts.
Je suis cet enfant que nul ne réclame,
Qu'une dame pâle aimait autrefois ;
Laissez le soleil mourir sur les toits,
Dormir la mer plus calme, lame à lame...
Le vent est doux comme une main de femme.
Charles GUÉRIN (1873-1907)
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